Le nom de domaine est l'adresse d'un projet, et il est très coûteux d'en changer une fois l'activité lancée : cartes, enseigne, référencement, messagerie, documents commerciaux. Il vaut donc la peine d'y passer quelques jours au départ.

Descriptif ou distinctif

Un nom descriptif, qui contient l'activité, se comprend immédiatement et inspire confiance sur un marché local. Il a deux inconvénients : il enferme l'activité, et il est faiblement protégeable, puisqu'on ne peut pas s'approprier des termes courants.

Un nom distinctif, inventé ou évocateur, demande un effort de notoriété au départ. Il se protège beaucoup mieux comme marque, se prête à une extension de gamme, et se distingue dans un secteur encombré. Pour un projet destiné à durer et à grandir, c'est généralement le meilleur choix.

Les tests de validation

Cinq tests éliminent la plupart des mauvais candidats.

Le test du téléphone : dicter le nom à trois personnes qui ne le connaissent pas et regarder ce qu'elles écrivent. Le test de la radio : entendre le nom une fois et le retrouver le lendemain. Le test de la recherche : taper le nom dans un moteur pour voir ce qui existe déjà et ce qui vous concurrencera sur votre propre nom. Le test des langues : vérifier que le nom ne signifie rien de malheureux dans une langue voisine, si le projet a une dimension internationale. Et le test de la lecture continue : écrire le nom sans espaces ni majuscules et vérifier qu'aucun autre mot n'apparaît, les exemples malheureux sont célèbres et faciles à éviter.

Ce qu'il faut vérifier avant de réserver

La disponibilité dans les extensions qui comptent pour vous. L'existence d'une marque identique ou similaire dans votre classe d'activité, consultable gratuitement dans les bases officielles. Et l'usage antérieur du nom, s'il a déjà été enregistré : archives du web et réputation.

Ces trois vérifications sont l'assurance la moins chère du projet.

Les variantes à protéger, et celles qu'on peut laisser

Réserver systématiquement le .fr et le .com quand les deux sont libres, et la variante avec et sans tiret si le nom en comporte un. Cela suffit dans la grande majorité des cas.

Réserver 40 fautes de frappe est une dépense annuelle récurrente rarement justifiée pour un petit projet. La règle raisonnable : protéger ce qui serait exploitable contre vous, laisser le reste. Une redirection depuis les variantes vers le site principal règle le confort d'usage.

Les erreurs qui coûtent cher

Enregistrer le domaine au nom du prestataire ou de l'agence : c'est la première cause de litige, et elle se règle en vérifiant que le titulaire déclaré est bien l'entreprise ou son dirigeant.

Laisser expirer le nom faute de renouvellement automatique et d'adresse de contact à jour : un domaine perdu se rachète parfois à prix fort, parfois jamais. Ne pas activer le verrouillage du transfert. Et lier la messagerie de l'entreprise à un domaine qu'on ne maîtrise pas.

Enfin, une erreur plus subtile : choisir un nom au terme d'un vote interne sans avoir vérifié qu'il passe les cinq tests. Le nom que tout le monde préfère en réunion n'est pas toujours celui qui s'écrit correctement au téléphone.

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